lundi 19 septembre 2016

Cent pour 100 Algériennes...100 % Belabbésiennes



Un vernissage avec de vrais amoureux de l'art et du savoir vivre....dans la galerie Nouara, en plein centre de Sidi Bel Abbès...et à la Kheïma...chez Zahera et Said Bouhamdan...qui nous ont reçus royalement...et for généreusement...avec leurs coeurs...avec leurs fruits...avec leurs fleurs...avec leurs cascades..avec leurs animalerie..avec leur immense jardin...dans des lieux somptueux...qui n'attendent que votre visite...c'est à 8 km de Sidi Bel Abbès...et c'est en allant vers Telagh...à votre droite...c'est un endroit merveilleux...avec des gens merveilleux...et des regards enchanteurs...oui c'était juste après le vernissage de la sublime exposition de Abdelkader Belkhorissat...l'homme qui fait parler les femmes uniquement à travers le regard...un regard qui dégage que de la fierté...oui, les femmes de Belkhorissat sont Algériennes...pas à 20%, pas à 80%...non, elles sont à 100% fières...
et elles le disent avec seulement un regard..wa L'fahem yaf'hem...elles sont tout simplement sublimes à 100%...et elles vous disent " surtout reste à ta place!"...pas bouge!...elles ont plein de choses à dire...mais elles ne parlent pas...elles disent... et pas de bonnes aventures...non, les femmes de Belkhorissat disent la vie, la rudesse de la vie...le courage de vivre dans un monde où on tend à les considérer des moins que quelque chose...alors, d'un seul coup d'oeil, elles répliquent, chacune à sa manière, souvent seule, mais parfois en doublette, voire en groupe...et elles ont un message de femme...besogneuses...appliquées, travailleuses...courbées...et droites à la fois...et ces femmes, à travers l'oeuvre de Belkhorissat...disent leurs souffrances assumées...dans un même élan, dans un meme geste, dans un même combat...il faut absolument passer les voir, les observer longuement..et plus d'une fois...car elles ont en des choses à dire...et puis, pourquoi le taire? ces femmes sont belles...elles inspirent un grand respect...pour leur beauté..qui ne perle qu'à travers ce regard oblique...celui d'un certain dédain...pas pour elles...non! ça serait trop facile! elles ont du dédain pour ces moins qu'hommes qui osent encore les toiser...comme si elles commettaient un crime de lèse majesté...par le simple fait de s'afficher...avec aplomb...et certitude...juste pour dire qu'elles ont droit à la vie...qu'elles sont la vie...les femmes de Abdelkader Belkhorissat sont nos filles, nos sœurs, nos mères...et nos invitées...pas toutes, il n'y en a pour l'instant que pour les Sahraouies...du Rio de Oro...
parce que ce sont les plus anciennes réfugiées...parce que les Nigériennes, les Maliennes, les Burkinabées, les Sénégalaises...ne font pas encore partie du paysage de Abdelkader Belkhorissat...pourtant, elles ne sont ni moins belles, ni moins fières, ni moins dédaigneuses...non celles là ne vont pas tarder à venir s'incruster dans les peintures de Abdelkader Belkhorissat...car elles manquent terriblement à son exposition...et à notre bonheur...c'est à la galerie Nouara que l'on doit à Mohamed Tayebi...le responsable de la culture à Sidi Bel Abbès...car c'est grâce à lui que la galerie Nouara a vu le jour...faut-il le remercier?...je pense que c'est tellement rare une galerie d'art qu'il faut lui en donner crédit...surtout que c'est dans la province que ça se passe...sans tambours ni trompettes...mais avec de si douces et si fraiches femmes peintes avec délectation et grande passion par Abdelkader Belkhorissat...une exposition qui vaut le déplacement...j'y retournerais sans faute...car j'ai encore beaucoup de choses à apprendre sur les femmes de Belkhorissat...et de Sidi Bel Abbès...Ces femmes pour qui tout s'enflamme...elles pourraient très bien s'appeler Amina...Farida...Soraya...Fouzya...Nabahette...Salima...Amel...Kenza...Djamila...Nabiha...Nacéra...Kheira...Yamina...Kahia...Zina...












jeudi 15 septembre 2016

La mort du dernier Samouraï









Me voilà, encore une fois, témoin ébranlé par la mort subite d’un ami. Encore une fois, surpris par la faucheuse, je me soumets à cette insoutenable épreuve. Oui, la douleur est si intense en ce qu’elle ne vous laisse aucune échappatoire. Voilà une année, Mabrouk était parti sans prévenir. Comme chaque été. Puis, à la rentrée, nous le retrouvions fidèle au poste. Certes, nous savions qu’il était atteint d’un terrible cancer. Et nous avions fait confiance à son moral d’acier. Didi avait cette qualité rare de ne jamais s’avouer vaincu. Il était de la race des lutteurs. Jamais il n’a cédé sur les principes. Enseignant méticuleux et appliqué, il ne faisait jamais les choses à moitié. Toujours droit dans ses bottes, il ne ménageait aucun effort. Il était tellement rigoureux qu’il lui arrivait très souvent de nous indisposer. Quand il avait raison, il n’était pas aisé de lui demander de changer d’attitude. Il lui arrivait, dans un jury de fin d’études, de passer des jours et des nuits à refaire tous les calculs, à triturer toutes les formules et à discuter tous les résultats. Sa présence dans un jury était pour nous les zootechniciens un gage de sérieux, de rigueur et d’honnêteté. Il était sans doute l’un des plus exigeants enseignants que j’ai eu à connaitre. Et cette exigence, il se l’appliquait d’abord à lui-même. Combien de fois, nous lui avions recommandé de compiler ses nombreux et originaux travaux en une thèse ? Combien de fois, il nous répondait qu’il ne soutiendrait jamais une thèse au rabais. Pourtant, pour l’avoir côtoyé durant 38 ans, et ayant participé avec lui à la constitution d’une équipe de recherche, et ce bien avant l’arrivé des premiers programmes de recherches sectoriels, je sais combien ses travaux sur l’alimentation animale ont été nombreux, originaux et utiles. C’est lui qui, le premier, s’est appliqué à mener des expériences sur la substitution de l’orge locale au maïs d’importation dans les régimes alimentaires du poulet. Ses travaux restent frappés du sceau de la rigueur et de la clarté. Les résultats rapportés durant plus de 3 décennies, constituent une contribution majeure à une alimentation du poulet. Pourtant, son niveau d’exigence était tel, qu’il trouvera toujours une parade pour ne pas soutenir son doctorat. Voilà une année, nous avions encore une fois abordé cette question avec lui. Puis, sans crier gare, Didi s’en est allé retrouver les siens. Comme le film de Shohei Imamura (Narayama Bushiko, Japon, 1983), dès qu’ils approchent les 70 ans, les vieillards sont conduits en haut de la montagne Nara Yama et abandonnés aux vautours. Oui, incontestablement,  Didi, mû par une force intérieure et un réel dépassement de soi, ne peut ne pas rappeler la philosophie bouddhiste, avec un gout très prononcé de la notion du sacrifice, avec quelque part un penchant dissimulé pour la culture Samouraï. C’est pourquoi, même dans les ultimes instants, alors que le mal le rongeait intérieurement, Didi est resté stoïque. Sa vie a été une succession d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Il n’a jamais cessé de se comporter comme l’escaladeur de montagne. S’appuyant sur de remarquables aptitudes il n’a à aucun moment dévié de ce chemin de sacrifice et d’embuches qu’il appréciait par-dessus tout. Car c’est dans la besogne soutenue qu’il s’accomplissait. C’est certainement pour ça que sa vie s’est achevée dans une abnégation totale et dans une immense fierté. Sans calcul et sans recours. Repose en paix mon cher Didi. Tu nous manqueras à tous. Surtout à ceux et celles qui t’ont toujours admiré pour tes postures et pour ta droiture. 

 





 

mardi 12 juillet 2016

La Derdara et l'imposture

 Pèlerinage estival sur les terres de l'Emir Abdelkader...passage obligé sous la Derdara, le frêne sous lequel l'Emir Abdelkader a reçu l’allégeance des tribus...le lieu ne manque pas de sobriété...cependant, j'y ai relevé quelques incongruités ...qui m'ont très fortement impacté...encore une fois, ce lieu chargé de notre mémoire collective et ô combien symbolique aura été livré à une stupide méprise...


Je rentre à l'instant de la Derdara...c'est le frêne sous lequel a été sacré l'Emir Abdelkader...il a pris un coup de vieux...c pas de sa faute...des petits génies " dans le sens étymologique indigène" se sont installés tout autour...on dirait une manif...avec des pancartes...signées...ça fait très bazar ...j'ai pas osé retenir des noms...si insignifiants, comme celui d'ancien président de la RADP qui fut chassé par ceux qui l'ont mis au pouvoir, ses postes d'Oujda...après un long séjour dans une sombre caserne, une fois remis à l'air libre il est passé...ce qu'il ne fit point durant sa dictature suprême- normal il n'avait pas bcp de temps avec les hammams qu'il gérait avec rigueur pour faire fondre la graisse à de vrais patriotes...il y avait aussi des anciens chef de la PN...dont un barbu ramené depuis le fringant Sersou par celui qui s'est présenté comme étant le redresseur révolutionnaire en chef...c'est dire si la révolution avait besoin de forgerons...la suite...avec les photos de ceux qui étaient en pèlerinage avec moi - Brahim Senouci et Senouci Ouddan- dans les quartiers premiers de l'Emir Abdelkader...dans cette fertile et verdoyante plaine de Ghriss, une Mitidja haut perchée, qui mériterait qu'on lui recharge sa nappe....y compris avec l'eau du Bouhanifia, du Fergoug envasé et pourquoi pas celle du MAO...



C'est, là où, avec ses fidèles, l'Emir Abdelkader O/Mahieddine entama la résistance contre la guerre de conquête de notre si beau et si chaud pays...une chose est sure, autour du vieux frêne , on a rien trouvé de mieux à faire que de laisser des apprentis dirigeants en mal de reconnaissance et surtout de légitimité se prêter à un curieux cérémonial: planter un frêne autour de la Derdara...et pourquoi donc? je me suis dis que peut être c'était en prévision d'une éventuelle Moubaya3a? et j'ai enfin compris pourquoi ce pays est si mal géré...à chacun sa Derdara, donc à chacun son allégeance...franchement je vais vous dire... 


Ce spectacle est pitoyable car il relève d'un mimétisme primaire et stupide...à défaut de faire mieux sinon autant que l'Emir pour unifier la Nation et construire un État, nos guignols du pouvoir, lui ont infligé ce sinistre scénario...mais rassurons-nous, leurs arbres ridicules, tous flanqués du nom de son planteur...n'ont ni la simplicité ni la majesté de celui de l'Emir...alors que ce dernier s'est couvert d'une carapace en forme de mosaïque, tressée avec élégance par sa propre écorce...et que son tronc porte de multiples blessures qui feraient bondir le peintre Mohammed Khadda, l'adorateur de l'olivier, et pendant que l'original s'est pris au jeu du sculpteur en donnant de l'épaisseur à sa base...les frênes de la nomenklatura, pressés les uns contre les autres...s'étirent vers le ciel dans une minceur insipide...comme s'ils cherchaient juste à grandir vite et à faire de l'ombre au frêne Premier...morale de l'histoire, il est vain de chercher à taquiner l'histoire...elle se venge toujours de ses imposteurs...





samedi 9 juillet 2016

Ni repentance, ni guerre des mémoires



  Cette prise de positions est à l'honneur de ceux qui l'ont signée, ce sont des Historiens, des Chercheurs et des universitaires connus pour leurs travaux méthodiques et sérieux et aussi pour leur probité intellectuelle...qu'ils en soient éternellement remerciés...car l'histoire ce sont souvent les criminels hélas qui la font, mais ce sont les intellectuels et les savants qui la rendent moins tragique...juste en témoignant...et en rapportant les faits dans toute leur cruauté...et la France coloniale a été très cruelle...il est bon, pour l'apaisement des consciences que des gestes de ce genre rappellent tout un chacun à son devoir de mémoire...Aziz Mouats

 

En mai 2011, l’archéologue et historien algérien Ali Farid Belkadi lançait une pétition « pour le rapatriement des restes mortuaires algériens conservés dans les musées français », en particulier les crânes de résistants algériens tués par le corps expéditionnaire français dans les années 1840 et 1850, qu’il venait de retrouver dans les réserves du Musée de l’homme à Paris.

Alors que cet appel était lancé un an après le vote, par le Parlement français, d’une loi exigeant la « restitution [à la Nouvelle-Zélande] de toutes les têtes maories détenues en France », il n’a eu malheureusement que très peu d’écho. En mai dernier, l’universitaire et écrivain algérien Brahim Senouci a lancé un nouvel appel pour que soient restituées les « têtes des résistants algériens détenues par le Musée de l’homme », afin que leur pays les honore, avec cette fois un écho nettement plus large.

Il nous a paru important de le relayer en rappelant la raison de la présence dans un musée parisien de ces restes mortuaires, à partir de l’histoire de l’un d’entre eux : le crâne du cheikh Bouziane, chef de la révolte de Zaâtcha en 1849, écrasée par une terrible répression, emblématique de la violence coloniale.

Un siège de quatre mois

En 1847, après la reddition d’Abd-el- Kader, les militaires français croient que c’en est fini des combats en Algérie après plus de dix ans d’une guerre de conquête d’une sauvagerie inouïe. Mais, alors que le danger était surtout à l’ouest, il réapparaît à l’est début 1849, dans le Sud-Constantinois, près de Biskra, où le cheikh Bouziane reprend le flambeau de la résistance. Après des affrontements, il se retranche dans l’« oasis » de Zaâtcha, une véritable cité fortifiée où, outre des combattants retranchés, vivent des centaines d’habitants, toutes générations confondues.



« Le cheikh Bouziane reprend le flambeau de la résistance. Après des affrontements, il se retranche dans l’« oasis » de Zaâtcha, une véritable cité fortifiée où, outre des combattants retranchés, vivent des centaines d’habitants, toutes générations confondues ».
Le 17 juillet 1849, les troupes françaises envoyées en hâte entament un siège, qui durera quatre mois. Après un premier assaut infructueux, l’état-major prend la mesure de la résistance et envoie une colonne de renfort de plus de 5 000 hommes, commandée par le général Émile Herbillon (1794-1866), commandant de la province de Constantine, suivie d’une autre, des zouaves dirigés par le colonel François Canrobert (1809-1895). Deux officiers supérieurs, plusieurs milliers d’hommes contre une localité du grand sud algérien, deux décennies après la prise d’Alger : la résistance algérienne était d’une ampleur et d’une efficacité exceptionnelles.
Le 26 novembre, les assiégeants, exaspérés par la longueur du siège, voyant beaucoup de leurs camarades mourir (des combats et du choléra), informés du sort que les quelques Français prisonniers avaient subi (tortures, décapitations, émasculations…), s’élancent à l’assaut de la ville. Chaque maison devient un fortin, chaque terrasse un lieu d’embuscade contre les assaillants. Après d’âpres combats, au cours desquels les Français subissent de lourdes pertes, le drapeau tricolore flotte sur le point culminant de l’oasis.
Deux ans plus tard, Charles Bourseul, un « ancien officier de l’armée d’Afrique » ayant participé à l’assaut, publiera son témoignage : « Les maisons, les terrasses sont partout envahies. Des feux de peloton couchent sur le sol tous les groupes d’Arabes que l’on rencontre. Tout ce qui reste debout dans ces groupes tombe immédiatement sous la baïonnette. Ce qui n’est pas atteint par le feu périt par le fer. Pas un seul des défenseurs de Zaâtcha ne cherche son salut dans la fuite, pas un seul n’implore la pitié du vainqueur, tous succombent les armes à la main, en vendant chèrement leur vie, et leurs bras ne cessent de combattre que lorsque la mort les a rendus immobiles. ». Il s’agissait là des combattants.

Destruction méthodique

Or, l’oasis abritait aussi des femmes, des vieillards, des enfants, des adolescents. La destruction de la ville fut totale, méthodique. Les maisons encore debout furent minées, toute la végétation arrachée. Les « indigènes » qui n’étaient pas ensevelis furent passés au fil de la baïonnette.
Dans son livre La Guerre et le gouvernement de l’Algérie, le journaliste Louis de Baudicour racontera en 1853 avoir vu les zouaves « se précipiter avec fureur sur les malheureuses créatures qui n’avaient pu fuir », puis s’acharner : « Ici un soldat amputait, en plaisantant, le sein d’une pauvre femme qui demandait comme une grâce d’être achevée, et expirait quelques instants après dans les souffrances ; là, un autre soldat prenait par les jambes un petit enfant et lui brisait la cervelle contre une muraille ; ailleurs, c’étaient d’autres scènes qu’un être dégradé peut seul comprendre et qu’une bouche honnête ne peut raconter. Des procédés aussi barbares n’étaient pas nécessaires, et il est très fâcheux que nos officiers ne soient pas plus maîtres en expédition de leurs troupes d’élite, qu’un chasseur ne l’est d’une meute de chiens courants quand elle arrive avant lui sur sa proie. »
D’après les estimations les plus basses, il y eut ce jour-là huit cents Algériens massacrés. Tous les habitants tués ? Non. Le général Herbillon se crut obligé de fournir cette précision : « Un aveugle et quelques femmes furent seuls épargnés ». Le pire est que la presse française d’alors reprit ce rapport cynique.

Fusillés puis décapités

Il y eut trois autres « épargnés »… provisoirement. Les Français voulurent capturer vivant – dans le but de faire un exemple – le chef de la résistance, le cheikh Bouziane. Au terme des combats, il fut fait prisonnier. Son fils, âgé de quinze ans, l’accompagna, ainsi que Si-Moussa, présenté comme un marabout. Que faire d’eux ? Ces « sauvages » n’eurent pas droit aux honneurs dus aux combattants.
Le général Herbillon ordonna qu’ils soient fusillés sur place, puis décapités. Leurs têtes, au bout de piques, furent emmenées jusqu’à Biskra et exposées sur la place du marché, afin d’augmenter l’effroi de la population. Un observateur, le docteur Ferdinand Quesnoy, qui accompagnait la colonne, dessina cette macabre mise en scène qu’il publia en 1888 dans un livre, témoignage promis à un certain avenir
Que devinrent les têtes détachées des corps des combattants algériens ? Qui a eu l’idée de les conserver, pratique alors courante ? Où le furent-elles et dans quelles conditions ? Quand a eu lieu leur sordide transfert en « métropole » ? Cela reste à établir, même si certaines sources indiquent la date de 1874, d’autres la décennie 1880. Il semble certaines d’elles aient été d’abord exposées à la Société d’anthropologie de Paris, puis transférées au Musée de l’homme. Elles y sont encore aujourd’hui.
Soutenir les appels de citoyens algériens à rapatrier ces dépouilles dans leur pays, pour leur donner une sépulture digne comme cela fut fait pour les rebelles maori ou les résistants kanak Ataï et ses compagnons (en 2014), ne revient aucunement pour nous à céder à un quelconque tropisme de « repentance » ou d’une supposée « guerre des mémoires », ce qui n’aurait strictement aucun sens. Il s’agit seulement de contribuer à sortir de l’oubli l’une des pages sombres de l’histoire de France, celles dont l’effacement participe aujourd’hui aux dérives xénophobes qui gangrènent la société française.

Les signataires:  

Pascal Blanchard historien ; 

Raphaëlle Branche, historienne ;  

Christiane Chaulet Achour, universitaire ;  

Didier Daeninckx, écrivain ;  

René Gallissot, historien ;  

François Gèze, éditeur ; 

Mohammed Harbi, historien ;  

Aïssa Kadri, sociologue ;  

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ;

 Gilles Manceron, historien ;  

Gilbert Meynier, historien ;  

François Nadiras, Ligue des droits de l’homme ;  

Tramor Quemeneur, historien ;  

Malika Rahal, historienne ;  

Alain Ruscio, historien ;  

Benjamin Stora, historien ;  

Mohamed Tayeb Achour, universitaire.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/09/les-cranes-de-resistants-algeriens-n-ont-rien-a-faire-au-musee-de-l-homme_4966904_3232.html#pUVzOAvRjxXhityX.99

mercredi 6 juillet 2016

Un Kennedy à Nekmaria



En cette belle et heureuse journée du 6 juillet, je lis sur mon mur un message de l’historien et homme de culture Hosni Kitouni Hosni...très interpellatif, quoi de plus normal pour un chercheur méticuleux et besogneux jusqu’à l’outrance...Comment rester insensible à ce texte d’une grande intelligence et d’une rare générosité? Du coup, le crayon se libère et entraine avec lui une mémoire presque délirante...par tant d’émotions...émotions nourries par les messages d’une précieuse fraternité que ceux délivrés coup sur coup par feu le Président Kennedy et sa fille Carole...à 52 ans d’intervalle...moulés dans la même argile de la spontanéité, de la générosité et de la profonde et sincère reconnaissance de nos luttes libératrices...alors, ces liens tissés dans la profondeur de nos histoires respectives ne peuvent en rester là...ici, une autre contribution et un autre rappel de notre besoin de mémoire...

Le message de Kitouni Hosni

Merci Si Aziz Mouats, de tenir haut levé l’emblème de nos sacrifices et de nos souffrances, de nos espérances aussi. Merci de rappeler à chaque fois qu'il est nécessaire que le martyr de nos pères, nos frères ne partira pas en vain.Nos enfants et les enfants de nos enfants en leur mémoire vive porteront, telle la braise en l'âtre, le feu sanglant de nos morts. Merci d'être présent , debout face à la racaille, aux oublieux, aux miséreux aux restes d'indigènes, aux indigents de la mémoire. Merci d'écrire, de parler, de tonner puisque tel est notre devoir ! Et Aid Moubarak !
 

L’accusé de réception de Aziz Mouats

Bonjour Oustedh Kitouni Hosni...saha aidkoum el moubarek...surtout que cette année, grâce à Dieu le tout puissant, les commémorations se sont entrechoquées...faisant coïncider les instants de méditations avec les moments de mémoire...cette mémoire qui nous bride et que nous portons en nous sans jamais geindre, sans jamais feindre, sans jamais faillir...oui cher Hosni nous sommes la partie vivante de notre histoire...et à chaque fois que l'on me fait le reproche, je demande le remède " fa Hell mine tabib?"...et là, du coup plus personne n'ose parler pour nous délivrer...lorsque par un incroyable concours de circonstances, le 19 juin 2001, je rentre dans la grotte de Ghar El Frachih...et pendant que ma sueur irriguait les parois calcinées de la grotte, qu'elle se noyait dans une épaisse couche de poussière, poussières d'argile et de gypse mais aussi et surtout poussières d'Hommes, de Femmes et d'Enfants....et alors que je tournais dans une épaisse obscurité, mon esprit s'était comme arrêté...car là, sous mes pieds et bientot dans mes mains, je recevais l'histoire dans toute sa tragédie...je me confondait avec ces restes humains que je croyais à jamais disparus...ce sont les Ouled Riah qui m'ont invités dans leur ossuaire, dans leur histoire, dans leur vie...je ne sais pas si beaucoup d'hommes ont été soumis à rituel, mais je sais combien il est très lourd à porter...j'ai alors pris conscience que c'est à travers moi que les Ouled Riah, cette tribu Martyre, rebelle et héroïque au-delà de tout entendement qu'elle a décidé de livrer encore bataille sans jamais faillir...c'est une mission ô combien honorable que d'avoir à porter cette tragédie à travers les 166 ans de silence soutenu...pour moi, le petit Berbère de la Kabylie Orientale, à 10 ans d'age, j'ai dû bien malgré moi ramasser les corps décharnés des frères Brahim et Rabah Khalfa, que les vautours et la hyène se disputaient alternativement...pour leur creuser avec mes bras d'écolier frêle et insouciant, un sillon, un simple sillon en guise de tombe...de voir ces deux grands gaillards, dont le plus âgé était marié à ma tante avec laquelle il avait déjà une bonne demi douzaine d'enfants se consumer au soleil et constater de très près comment leurs corps jadis si friands de vie se transformaient en une masse noire en l'espace d'une semaine - le passage vers nos terres étant alors réglementé et scrupuleusement observés en raison de l'interdiction ordonnée par l'armée d'occupation qui surveillait du haut de ses guérites tout mouvement suspect vers la mechta en ruine- puis c'est probablement au bout de 15 jours que nous avons ‘Cha¨ba Nouaria, née Rouana, épouse de feu Saïd Mouats, constaté que les corps étaient devenus la proie des rapaces et des charognards...ce fut pour moi un apprentissage à la fois douloureux et réparateur...mais enterrer des restes humains décharnés, faire le décompte des os n'est point une sinécure...pourtant s'il fallait bien que quelqu'un le fasse c'était moi...je me souviens toujours de cette odeur très caractéristique des cadavres d'humains...je l'ai côtoyée de si près, dans la plus profonde intimité...sans gants, sans linceul, et presque sans peur...j'avais à peine 10 ans...
C'est cette même sensation que j'ai ressentie 50 ans plus tard, dans le cimetière collectif des Ouled Riah...alors quoi dire ? sinon que c'est là mon destin...je le vis au jour le jour...avec bien entendu en mémoire cette colonne des 23 membres de ma famille enlevés par l'armée Français de répression et dont les corps ont très certainement subis le même sort que celui des Frères Khalfa et de celui de milliers de nos martyrs...nul n'échappe à son destin, et le mien est si particulier que j'ai appris très tôt à m'en accommoder...
...vois-tu mon cher Hosni, en ces jours d'allégresse feinte, il aura fallu que des amis, des frères en patriotisme, des compagnons des jours sombres et des nuits de gloire en viennent à me pousser dans mes derniers retranchements, au point de venir secouer ma mémoire pour lui faire cracher ses douleurs que l'on croyaient à jamais enfouies...rien n'est plus précieux que la mémoire, c'est pourquoi on ne peux la partager qu'avec ceux et celles qui en savent les servitudes et les vicissitudes...comme toi, comme mes cousins Allaoua Bendif ou Hafid Mouats...ou mes amis Brahim Senouci ou Senouci Ouddan avec qui je partage tant de douleurs et tant de tragédies...un jour, à Guerdjoum...sur les ruines de la ferme des Senouci...j'apprends que c'est dans cette terre isolée que le grand père et le grand oncle de Brahim Senouci et de Bachir, son frère ont été ensevelis vivants dans une "Matmora"...sans me contrôler, je me suis mis à hurler ma douleur...parce que ici aussi, dans ces belles contrées des Medjadja, à mi chemin entre Mascara et Sfisef, la France sanguinaire a commis l'irréparable...alors, avec mon stylo à deux sous, instinctivement, je me libère de cette angoisse et de cette douleur...écrire est pour moi la plus grande thérapie...je me soigne de cette douleur en racontant celle des autres...car ils sont bien plus valeureux que nous...eux sont allés au bout du sacrifice...lorsqu'on parle du nombre de victimes -hier encore Allaoua Bendif parlait de 15 millions d'Algériens morts du fait de l'occupation française de notre pays-, d'aucuns se plaisent à chicaner comme s'il s'agissait d'un simple exercice de comptabilité...il se trouve qu'à chaque fois ce sont nos morts dont il s'agit...je ne comprends pas pourquoi on se mettrait du jour au lendemain à nous laisser entrainer dans ce jeu macabre...il s'agit de nos morts, de notre martyre...et nous n'en tirons ni honte ni fierté...oui en parler, le plus longtemps possible, autant de fois que nécessaire et même plus en cas d'affinités, ça aide à comprendre et surtout à ne jamais oublier...que sur cette terre, un peuple a subit l'irréparable...lorsque j'ai visionné les messages adressés à 54 ans d'intervalle par John Fitzgerald Kennedy, alors Président des Etats-Unis et par sa fille Carole Bouvier-Kennedy, ambassadeur des USA à Tokyo, capitale de l'impérial Japon, je suis encore ému...et pour l'éternité...
Alors me reviens sans cesse la question: pourquoi donc ce pays dont la bravoure et les sacrifices sont cités en exemple, ne sait pas reconnaitre les siens et encore plus douloureux ne fait rien pour honorer ses amis...qui empercherait cette Nation que les Kennedy cite en exemple d'ériger une stèle sur le site des Ouled Riah comme le souhaite Salah Rahmani, l'ex SG du ministère des Moudjahidines, donc de la mémoire nationale...et d'y graver dans la pierre ou le marbre du Filfila ( Maison Blanche et Capitole) l'effigie du Président Kennedy, aux cotés de celles de l'Emir Abdelkader, de Mohammed Benabdallah dit Bu Maza, du Petit Omar, de Hassiba, de Djamila...qui? fa hell min tabib*? Aziz Mouats
*: Y’a-t-il un Toubib? traduire par “Y-a-t-il un remède?”
Mostaganem le 6 juillet 2016
Aziz Mouats

dimanche 3 juillet 2016

Les chemins du patriotisme sont parsemés d’embûche


 

 
Alors que je m’apprêtais à aller déposer une gerbe de fleurs à l’entrée de la grotte de Ghar El Frachih, à l’occasion du 171ème anniversaire des enfumades des Ouled Riah, je lis sur mon mur le message suivant émanant de Monsieur Ali Farid Belkadi…à qui j’avais posté la veille l’enregistrement de l’entretien de Brahim Senouci sur la radio BEUR FM…entretien dans le quel Brahim Senouci restitue avec la rigueur qui le caractérise, les péripéties ayant abouti à la découverte des cranes de nos valeureux combattants et dont il attribue nommément la paternité à Ali Farid Belkadi...je pensais très naturellement que cette histoire de préséance et de paternité n’avait plus de raison d’être, d’autant que l’essentiel était codifié parfaitement et de manière chronologique irréfutable par les médias et par les écrits…moi qui croyais très sincèrement que la controverse n’avait aucune raison d’être, voilà que Ali Farid Belkadi relance la diatribe en des termes insoutenables et totalement injustifiés et injustes…tout en me demandant de me tenir à l’écart… 
…c’est bien mal me connaitre et surtout douter de la solidité de mes liens, des mes amitiés et de ma capacité de discernement toute paysanne…je vous livre pour lecture les deux écrits échangés entre le Chercheur Primo Découvreur des cranes des combattants algériens du Musée de l’Homme de Paris et ma modeste personne signataire de la pétition et ami incorrigible de tous les patriotes et donc du plus valeureux d’entre nous…l’universitaire, chercheur, auteur et intellectuel Brahim Senouci…
 
Le Message de Ali Farid Belkadi
“J'ai écouté l'émission, ton ami est ignoble c'est le moins que l'on puisse écrire , je n'ai pas trouvé "par hasard" ces têtes du Muséum de Paris, selon ce fumiste j'aurai trouvé par hasard ces têtes, alors que j'ai remué ciel et terre, les autorités français, depuis Sarkozy, le président du MNHN , Guiraud, Froment, Mennecier. J'ai passé des mois à rechercher et à les retrouver ces restes mortuaires, j'ai les lettres du Museum, les ecvhanges de émals. Ceci les responsables Froment et Mennecier du MNHN peuvent en témoigner. L'historien Gilles Manceron que j'ai rencontré aussi, à l'époque aucun Algérien ne s'est jamais manifesté ni pour me soutenir, ni pour m'aider en quoi que ce soit. J'ai passé 3 années à écrire le livre, qui raconte aussi bien Zaatcha que la plupart sinon tous les cherifs et leurs insurrections. Je me souviens de Brahim Zitouni, simple signataire de ma pétition au mois de mai 2011, qui m'a écrit , à l'époque il s'informait de mes écrits. Voilà qu'il tente de récupérer totalement mes travaux en slalomant sur le siège Zaatcha. L'histoire n'est pas faite de bagout. Je lui propose un débat à ce fumiste, sur Beur-FM, puisqu'il veut se faire un nom. L'enregistrement dénote ce que tout le monde sait, c'est une basse saloperie ton pote mon ami. La Palestine qu'il prétend défendre est mal barrée avec un type pareil”.

La réponse de Aziz Mouats
“ Toujours aussi excessif, toujours aussi vindicatif...à mon avis tu fais un mauvais procès à Brahim Senouci...et tu l'accuses à tort...son souci premier était de continuer le travail que tu avais entamé...la pétition que tu as initiée n'ayant pas abouti...fallait-il en rester là? ou devrions-nous engager une autre pétition? Brahim Senouci et ses nombreux amis ont en décidés autrement...ICI PERSONNE ne cherche à s'attribuer tes travaux...travaux qui sont consacrés à travers les médias et dans les cercles d'initiés...je pense que Brahim a commis une seule erreur, celle de ne pas t'avoir demandé l'autorisation d'utiliser tes photos...en universitaire accomplis et cartésien, en humaniste convaincu, en chercheur éprouvé et en intellectuel droit dans ses bottes et fort de ses convictions, il continuera son action jusqu'au bout...et nous sommes des milliers à le soutenir et à le suivre aveuglément... Ton attitude est pour le moins sournoise...car ce que tu souhaites et exiges c'est qu'il t'attribue la paternité de "Sa Pétition" - devenue par la force des choses NOTRE Pétition- sous prétexte que la tienne - qui 'n'avait malheureusement pas aboutie, lui est antérieure...j'avoue que ta démarche m'a interloqué...d'abord parce qu'elle n'est en rien rationnelle et ensuite parce que tu emploies des termes qui n'ont pas leur place entre gens de si agréable compagnie...Quant à l'engagement de Mon Ami aux cotés du combat légitime des Palestiniens, je t'oriente vers les sionistes d’Israël et de France...ils te donneront la réponse la plus cinglante...comme je ne suis pas un affidé des noms d'oiseaux que tu utilises sans vergogne et à l'encontre d'un collègue et d'un ami irréprochable à tous points de vue...je te demande de revenir à de meilleurs sentiments et de retrouver la raison et le bon sens...puisque tu me demande de rester à l'écart, je te dis très froidement, que je défendrais mon ami jusqu'à ce que mort s'en suive...car le sang de ses parents et celui de ma famille se sont mêlés pour délivrer ce pays de l'asservissement colonialiste...il n'est pas question que le dépositaire malgré lui d'un tel lignage se taise lorsque son frère de sang et de justice se trouve injustement attaqué...fut-il par un universitaire de ton calibre...
...enfin, un ultime rappel, bien que je doute de son effet- il s'agit de faire revenir au pays des restes dont la symbolique du combat devrait nous inciter à la plus simple des humilités...celle de se taire lorsque la Nation se réconcilie avec son histoire et ses braves chouhada”... 
 
Mostaganem le 19 juin 2016,
171 ans après les enfumades de Ghar El Frachih, Nekmaria, Algérie

Commentaires

Ali Farid Belkadi
Ali Farid Belkadi Tu fais partie de la horde mon ami. Noble d'origine par mes ancêtres je suis au dessus de la mêlée. Je suis redoutable dans le propos, mais le problème n'est pas avec toi, je ne me trompe jamais de cible. A propos de ta rengaine nationaliste, je te l'ai déjà dit : Enfant j'ai connu le Centre de Tri de Béni-Messous et la Villa Sesini. Ali Farid Belkadi
Aziz Mouats
Aziz Mouats ça n'est ni le moment ni le lieu pour faire étalage de ses lignages ou des ses convictions...il s'agit juste de se serrer les coudes et d'avancer sans blesser quiconque...tous le monde sait qui tu es et d'où tu viens...juste un petit chwya d'humilité..ça ne fera de mal à personne...et surtout respecter son prochain et son voisin sans haine et sans outrance...
Ali Farid Belkadi
Ali Farid Belkadi Je ne comprends pas, tu parles de : "sang de ses parents et celui de ma famille se sont mêlés pour délivrer ce pays de l'asservissement colonialiste" et tu me demandes de ne pas parler du sang des miens, du sang de mon lignage, mon ancêtre Roi d'Alger est mort Moudjahid , il a été décapité à Thénia en 1527, en voulant libérer Alger du joug des turcs, son mausolée détruit par le tremblement de terre de Boumerdés n'a jamais été reconstruit par les autorités. Il reste quelques pierres livrés à l'abandon et aux chacals, çà aussi c'est de l'histoire.
Aziz Mouats
Aziz Mouats Le sang de tous les Chouhada se déverse dans un seul fleuve...celui du patriotisme...c'était pour te signifier que nos liens sont très anciens et très puissants puisque tissés dans le sacrifice pour le combat libérateur...à ce titre, je t'invite à etre moins impulsif et surtout le moins insultant possible et si tu as des choses à faire valoir, recours à la justice et pas à l'invective et à l'insulte...ça me choque et ça fait très mal...te rends-tu compte du mal que tu fais? tout ça pour un simple égo...reviens à la raison...surtout que tu te dis descendant d'un lignage royal...
Hamoud Zitouni
Hamoud Zitouni Quand la cupidité se confond avec l'aveuglement cela génère l'outrance de la vanité et le langage odieux. Jamais l'histoire de notre pays n'a connu ce genre de tentative de hold-up aussi vile. Je retiens avec un certain amusement que la colère enfant gâté provoque un télescopage de noms. Je reste écœuré devant l'infamie et le langage ordurier bien révélateurs
Saci Belgat
Saci Belgat un pugilat de coqs du village-
Hafid Mouats
Hafid Mouats J'invite M Aziz Mouats et M Ali Farid Belkadi à se calmer un peu et revenir à la sagesse. Vous êtes la bonne élite intellectuelle du pays, vous être patriotes pourquoi " des tirs amis", ou des tirs sur de bons alliés, puisque vous militez pour les bonnes causes et qui sont communes à vos convictions, comme par exemple le retour au pays de ces crânes, que les étudiants français utilisent pour leurs études. Ne pas nous décevoir chers amis, on a besoin de vos énergies, les temps futurs sont difficiles et on a besoin des éclairés pour nous guider. Pour les autres commentateurs , prière de ne pas compliquer les choses, Aziz et Farid sont mes modèles. Da3wa a3wacher comme disent nos sages, laissez l'orage passer chers respectables Messieurs.
Hafid Mouats
Hafid Mouats Hamoudi Zitouni et Saci Belgat, bechouiya men fadlokom, nos enfants sont sur facebook aussi, ils ne doivent par prendre une autre image sur nous les adultes, laissons Farid et Aziz s'expliquer publiquement ou en privé, j'ai confiance en eux, ils vont trouver un terrain d'entente, car ce sont des gens biens.
Ali Farid Belkadi
Ali Farid Belkadi Tu te trompes ya Saci Belgat,il s'agit d'une simple mise au point
Aziz Mouats
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Hamoud Zitouni
Hamoud Zitouni Je n'ai aucun problème avec Aziz. Il le sait très bien. Je n'ai fait que donner mon opinion sur une sorte de hold up éhonté de faits de notre histoire connus de puis très longtemps déjà qu'on ose en faire, odieusement, sans sourciller une "invention" propre. Il ne reste que le "dépôt légal" et le brevet sur les cadavres de personnages illustres de notre histoire !!!! Le patriotisme sincère de mon ami Aziz en particulier et celui des signataires de la pétition (que j'ai signé sans hésiter) en général fait l'objet d'une infâme récupération par un chasseur de titres usurpés ! Dans cette lancée, qui va s'approprier de la "trouvaille" ou la " découverte" ou_ pire encore_ "l'invention" des cendres d'Amirouche et El haouès, des ossements de Zoulikha OUDAI la Chercheloise, ceux du père de Aziz MOUATS et des centaines de milliers de martyrs de la cause nationale morts sans sépulture dans leur propre pays ou dans le lointain exil ? Non ce n'est pas un combat de coq comme le qualifie maladroitement mon ami Saci. Je le vois comme un combat de la dignité contre l'imposture. Et cela concerne tous les citoyens qui aiment leur pays et respectent ceux qui ont écrits les pages glorieuses de son Histoire.
Saci Belgat
Saci Belgat le combat de coq du village , tu n'as rien compris à mon propos , à moins que tu le déformes pour!!!!! - il s'agit de ce malheureux combat entre les 2 protagonistes, l'un qui revendique la paternité de la découverte , l'autre qui (maladroitement) engage une pétition en oubliant de signaler qu'une autre personne l'avait fait avant et qui s'envoient des noms d'oiseaux - sinon sur le reste je suis entièrement d'accord. Je ne fais que regretter ce malheureux pugilat qui ne passera pas inaperçu chez les geôliers des restes de martyrs. STP Hamoud, la prochaine fois essaie de faire attention dans tes commentaires- ça commence à déborder -
Hamoud Zitouni
Hamoud Zitouni Rouh taftar y'a Saci.
Aziz Mouats
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Aziz Mouats
Aziz Mouats Désolé Saci, sois tu fais fausse route, sois tu n'as rien compris, soit tu fais exprès...sois c'est Ramadhan qui parle pour toi...je ne vois pas pourquoi et dans quel pays, quelqu'un qui monte une pétition devrait preter allégeance à toutes les autres pétitions...ç ressemble à un prêche du samedi...3an Abi Sofiane, 3an abi Houreyra, 3an El Boukhari, 3an Muslim...
Hamoud Zitouni
Hamoud Zitouni Je crois bien qu'il a les neurones bien brouillés notre amis commun.
Aziz Mouats
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Hafid Mouats
Hafid Mouats Je pense que rien n’empêche à d’autres personnes, d’autres associations ou autres organismes de prendre le train en marche pour une bonne cause , une pétition a été lancé en 2011, une autre en ce moment, peut être que c’est la bonne opportunité et tant mieux… si elle a été bien relancé et avait encore ramené du concret, l’essentiel est que les choses ont bougé dans le bon sens. Non... dans cette houleuse polémique que j'ai suivi depuis avant hier , je vois qu'il y a des dessous dans tout ça, je pense à des règlements de compte sur fond idéologique. Surtout de la part de ceux qui utilisent le langage de l’invective ( et il y en a dans cette polémique qui n'est pas sereine du tout), de la part des incendiers et de ceux qui remuent les plaies datant du 15é siècles, allons tout ça ce n'est pas du sérieux.
Aziz Mouats
Aziz Mouats Baraka Allah fika ya Oustedh Hafid Mouats...
Aziz Mouats
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Hafid Mouats
Hafid Mouats Voici un commentaire plein de bon sens et de sagesse et qui va dans mon optique, de la part d'un internaute sur cette polémique qui ne devait pas avoir lieu normalement : "Regaiguia Rachid: "Il n’y a pas un seul algérien qui ne reconnait pas à Monsieur Ali Farid Belkadi le mérite d’avoir alerté en 2011 sur l'existence de restes mortuaires, des crânes secs pour la plupart, des premiers chouhadas, au Muséum national d’histoire naturelle de Paris et d’avoir lancé une pétition en ligne appelant les autorités algériennes à entreprendre auprès de l’Etat français, les démarches nécessaires» au rapatriement en Algérie de ces restes mortuaires.
Cela n’empêche personne d’entreprendre une initiative dans le même sens que la première ; Monsieur Ali Farid Belkadi n’a-t-il pas espérer « qu’un homme politique estimable ou quelque député exemplaire, cela existe, se manifesteront dignement, à titre officiel, afin que les morceaux du corps de ces héros nationaux authentiques soient rapatriés » ?
Tout un chacun ne doit que se réjouir : l’initiative de Monsieur Brahim Senouci à répondu bien à ce vœu et elle a fait bouger les choses : notre ministre des moudjahidine n’a-t-il pas affirmé : «L’Etat va rapatrier les restes de résistants algériens» ?"
Merci Monsieur Ali Farid Belkadi, merci Monsieur Brahim Senouci.
Aziz Mouats
Aline Lancel
Aline Lancel Parce qu'il aurait été le premier à alerter sur la présence des crânes de résistants algériens au muséeum de Paris, m.belkadi autoproclamé " découvreur " (sic) de ces restes, prétend avoir un regard sur toutes les actions qui tournent autour de "sa découverte". Il semble suggérer que cette cause (récupérer et rapatrier les restes de ces résistants) est son monopole, sa propriété et qu'il faudrait le citer comme on citerait un scientifique qui aurait mis au jour un grande découverte ou un penseur qui aurait développer une thèse révolutionnaire... En lisant son message ci-dessus, j'ai du mal à croire que ce monsieur est un chercheur. J'ai signé et fait circuler la pétition lancée par Brahim Senoussi sans me soucier de savoir qui le premier a lancé l'affaire, l'essentiel étant de faire bouger les institutions - ce que cette dernière pétition semble avoir atteint - en Algérie et en France pour rapatrier les restes de nos résistants. Et tant pis pour l'ego de m.belkadi
Hamoud Zitouni

Hamoud Zitouni Vous avez bien résumé l'objet de cette polémique et ses non dits. Je viens de de constater que le gouvernement algérien ne semble pas insensible à cette affaire. Je vous en donne le lien : http://www.jeune-independant.net/Les-37-cranes-de...
L’affaire de la restitution des 37 crânes de résistants algériens du début de la colonisation française, dont les restes mortuaires (...)
jeune-independant.net